Que mangera t-on en 2050 ?

Que mangera t-on en 2050 ?

Publié le : 10/11/2017
Gaspillage alimentaire, surpêche, maltraitance animale… Afin de proposer une solution durable à ces nombreux problèmes, plusieurs designers ont présenté leur concept de food du futur lors l’exposition The Embassy Of Food à Eindhoven, pour la Dutch Design Week qui s’est tenue du 21 au 29 octobre. Le principe ? Faire un saut dans le futur et montrer, au travers de concepts designs, la façon dont la nourriture sera cultivée, transformée, transportée et consommée à l’avenir.

Cultiver dans de l’eau salée

Avec son projet S/ZOUT, le Studio H propose aux visiteurs de goûter différents aliments (fraise, carotte, tomate) cultivés dans de l’eau salée.

Organisée en collaboration avec l’entreprise spécialisée dans le sel, Salt Farm Texel, S/ZOUT tente d’apporter une solution aux pénuries d’eau douce à travers le monde, dues en grande partie à l’agriculture.

Les poissons du futur 

En réponse à la menace croissante de la surpêcheAnna Diljà Sigurðardóttir et Sorrel Madley, deux étudiantes de la Design Academy d’Eindhoven, ont imaginé du poisson vegan, conçu à partir de plantes.

Selon les deux jeunes designers, leurs créations auraient une texture similaire au véritable poisson et les mêmes valeurs nutritionnelles.

 

Taxidermie de fruits

Avec sa série dérangeante Hybris, l’artiste brésilienne Monica Piloni met en lumière la question du gâchis alimentaire orchestré par la grande distribution.

Elle fige pour cela de véritables fruits en s’inspirant de la taxidermie, de la même façon que les conservateurs et les normes esthétiques imposées par les supermarchés, figent l’apparence de fruits que nous mangeons au quotidien.

Une saucisse de champignons

Dans son studio de design alimentaire Botanic Bites, Doreen Westphal a créé une saucisse vegan à partir de bière et de pleurotes en Huître (un champignon).

En plus d’être une alternative vegan, son produit est 15 fois plus long qu’une saucisse traditionnelle, mais a été créée en utilisant exactement la même quantité de ressources.

Proportionnellement, l’élevage animalier réclamera toujours plus de ressources que la production de denrées végétales lorsque ces dernières sont consommées directement par l’être humain.

L’homme-hyène

Pour lutter contre le gaspillage alimentaire, le concepteur taïwanais Paul Gong propose de mettre à profit les avancées scientifiques modernes pour modifier le système digestif humain.

L’objectif ? Inciter l’être humain à développer un nouveau sens du goût et de l’odorat afin de consommer et digérer des aliments périmés… Comme les hyènes !

Des biscuits à base de glands 

Pour Timm Donke, étudiant à la Design Academy d’Eindhoven, les glands seraient une source de nourriture incommensurable pour l’être humain, malheureusement non exploitée.

Lui a décidé d’en faire des biscuits. Dans un futur utopique, il imagine même la totalité des Pays-Bas recouverte d’une forêt géante de chênes pour nourrir toute la planète.

Des protéines d’insectes en charcuterie

La surconsommation de produits d’origine animale engendre de nombreux débats ces dernières années. Afin d’y apporter une solution durable, Carolien Niebling, étudiante diplômée de l’ECAL à Lausanne, propose une gamme de charcuterie pour le moins originale.

Conçues a base de protéines d’insectes et d’invendus de boucherie, ces charcuteries du futur ont été imaginées avec l’aide d’un boucher et d’un chef spécialisé en cuisine moléculaire. 

Fantastique la bioplastique ?

Pour son projet Bioplastic FantasticJohanna Schmeer crée des aliments fabriqués à partir d’enzymes et de bioplastiques (matières plastiques biodégradable issues de réactions pétrochimiques).

Capables d’apporter les nutriments essentiels au corps humain, cette innovation a pour vocation de remplacer les ressources alimentaires traditionnelles qui ne cessent de s’épuiser.

Trompe-l’oeil 

Marije Vogelzang (a l’initiative de l’exposition The Embassy of Food) expose également certaines de ses créations.

Pour inciter ses convives à croire que leurs assiettes sont pleines de nourriture, elle a créé une série d’objets qui se fondent dans le paysage alimentaire. Elle compte ainsi lutter contre la surconsommation et le gaspillage.

Une imprimante alimentaire 3D

Grâce à l’imprimante 3D portable conçue par la société de production ByFlow, les visiteurs de la Dutch Design Week ont pu déguster une série de plats à base de légumes, de viandes, de produits laitiers, et même de chocolats… imprimés en 3D !

Vendue au prix de 2 790 €, cette imprimante nouvelle génération s’adapte à une multitude de régimes spécifiques. Un moyen ludique de personnaliser sa nourriture et de créer soi-même le plat de ses rêves ! Parce que la food du futur peut aussi être fun.

 

Publié le : 10/11/2017
Rubrique : À découvrir