La Traversée nous embarque pour un voyage en 3 ambiances

La Traversée nous embarque pour un voyage en 3 ambiances

Publié le : 09/11/2017
C’est un bistro bien accueillant qui s’est installé rue Ramey, dans le 18e arrondissement de Paris. Traversante (comme son nom l’indique) mais pas transparente, cette nouvelle adresse est pleine de surprises, de la salle aux cuisines. Visite en 5 sens de votre nouveau repère pour l’hiver (et plus si affinités).

La vue : une architecture atypique

En passant la porte de La Traversée, c’est une première longue salle aux tables côte à côte qui nous tend les bras. Enduit blanc (fait maison), briques et peinture anthracite au mur, tables et chaises en bois, le tout rehaussé de fleurs des champs dispersées un peu partout. Ambiance chaleureuse au premier coup d’œil.

Au bout de cette salle à partager, quelques marches nous emmènent vers une adorable mezzanine aux lumières tamisées. On adore les grandes tables en bois plutôt du genre kilos en trop qui réunissent à merveille les bandes d’amis et les fratries. 

Enfin, plus bas, se cachent le bar et ses Spritz d’hiver (si si !). Idéal pour se détendre en attendant sa table. Petit secret : on peut aussi jouer les initiés en s’y faufilant depuis la rue de Clignancourt. « On aime bien l’idée de pouvoir traverser l’espace au fil de la soirée… », confie Witold.

L’ouïe : les sourires qui résonnent

Witold, Camille (en salle) et Charles (en cuisine) ont tous les trois mis la main à la pâte, accompagné·es de Vincent (fin cuisinier), pour transformer cet ancien bar-brasserie en un repère où il fait bon manger.

Pas encore trentenaires, ils insufflent un air décontracté et jovial à l’endroit. On retrouve ici le brouhaha typique des bistros parisiens, rythmé par le shaker du barman. Une musique qui sonne comme un sourire franc et accueillant à nos oreilles. 

Le goût : la part belle aux légumes 

Quelques exemples piochés sur la carte du jour : champignons de Paris et shiitakéricotta fumée (maison !), cresson et jus de champignons corsé en entrée, raie poêlée, céleri branche, chou romanesco, purée de choux fleur relevé au citron confit en plat. 

Et pour ne pas s’arrêter en si bon chemin : glace au panais (maison aussi), ganache chocolat guanaja 70%, fève tonka et crumble café en douceur finale. La carte n’est pas très longue (tant mieux) et change tout le temps. 

Charles et Vincent aiment travailler des produits bruts, frais et de saison. Les recettes se font et se défont en fonction de l’arrivage du moment.

 « On fonctionne au feeling. Chaque produit va nous inspirer une recette différente, des associations étonnantes », s‘enthousisame Charles. Les plats sont fins, gourmands, équilibrés en saveurs et en texture, et surtout… d’une douceur folle. 

L’odorat : un barbecue en plein Paris

C’est la pépite technique de l’endroit. Ici on cuisine au barbecue, oui messieurs-dames. Quel plaisir de sentir le subtil fumage qui émane des cuisines pour présager d’une ricotta ou d’un saumon parfaitement fumé. Sans parler des viandes rouges qui s’y grillent allègrement. 

Le toucher : une longue banquette conviviale

« A la base on pensait installer des bancs d’église, dans l’idée de rapprocher les gens », avoue Vital dans un sourire. Pour plus de confort et de chaleur, ils ont opté pour une interminable banquette en cuir que se partagent les tables en enfilade.

Elle pourrait presque faire penser à celles des trains, à l’époque où les trains avaient ce charme de l’ailleurs qu’il faut patiemment mériter. D’ailleurs, jetez donc un coup d’œil au porte-bagages sous votre assise, vous verrez qu’ici on ne plaisante pas avec le voyage du palais

Publié le : 09/11/2017
Rubrique : À savourer